Topographie & Histoire

Seborga la Citadelle
  • La Principauté de Seborga, est un État situé au coeur de la Ligurie, frontalier de l’Italie;
  • La citadelle de Seborga, en est la capitale;
  • Seborga est située à une moyenne de 517 mètres d’altitude, s’étend sur une superficie de 14 Km2 et par conséquent sept fois plus vaste que Monaco (1,95 Km2) sa Principauté voisine;
  • La route qui mène à Seborga se situe sur la partie haute de la colline Santa Giusta et offre , de part et d’autre, la vue sur les vallées de Sasso et de Borghetto;
  • En 954, le comte de Vintimille cède le fief de Seborga aux abbés de Lérins, qui en font une principauté ecclésiastique qui va durer pendant huit cents ans.
  • En janvier 1729, Victor-Amédée II de Sardaigne achète la principauté de Seborga à son propriétaire ecclésiastique, l’abbé Biancheri.
  • Giuseppe Antonio Biancheri porte le titre de prince du 16 novembre 1710 jusqu’à son décès le 4 novembre 1746, malgré le « protectorat » de la Maison de Savoie à partir de 1729. Seborga figure bien dans le « contado di Nizza » de la carte des États du roi de Sardaigne de 1779.
  • L’an 1079, Seborga est confirmée Principauté Impériale du Saint Empire Romain par le pape Grégoire VII et l’Empereur germanique Henri IV ;
  • L’an 1118, la consécration par l’Eglise Romaine d’un Ordre de Chevalerie universellement connue sous le nom de TEMPLIERS marque, le début de l’ère moderne de la Principauté ;
  • L’an 1523, Augustin (Agostino) Grimaldi fut établi simultanément Prince de Monaco, Prince de Seborga et Evêque de Grasse ;
  • L’an 1666, l’Hôtel des Monnaies fut créé à Seborga, à l’initiative des moines de Lérins, le 24 décembre, afin de frapper sa propre monnaie ;
  • L’an 1697, le 31 janvier, le Duc de Savoie Victor Amédée II et le Père Meyronnet de l’Abbaye de Lérins signèrent au Palais Ducal de Nice, le premier contrat de vente de Seborga ; après trente (30) années, le premier acheteur, la Maison de Savoie devient propriétaire de Seborga ;
  • L’an 1729, le 20 janvier, le Roi de Sardaigne Victor Amédée II tente l’acquisition de la Principauté par un acte rédigé au Palais de Justice de Paris devant le Conseiller du Roi Louis XV et le Notaire Royal ; acte non enregistré administrativement mais simplement classé dans les archives personnelles du Roi, et de ce fait, confère à Seborga la protection de la Maison de Savoie et non pas incluse dans ses biens ;
  • L’an 1749, le droit de Nullius Diocesis accordé jadis à la Principauté est confirmé par le Roi de Sardaigne Victor Amédée III et par le Cardinal Delle Lanze ;
  • L’an 1861 et 1946, la Principauté de Seborga passe sous la protection des Rois d’Italie en conservant toujours son statut de Nullius Diocesis, car aucune référence n’est faite à Seborga dans l’acte d’unification ;
  • L’an 1939, Mussolini écrit que : « La Principauté de Seborga n’appartient pas à l’Italie » ;
  • La République Italienne n’est née qu’en l’an 1946, par référendum du 2 juin, et que les alliés Franco-Anglo-Américains n’ont pas attribué le territoire de Seborga à l’Assemblée Constituante qui a créé la République Italienne ;
  • L’an 1946, Seborga sur laquelle s’éteint le protectorat de la Maison de Savoie n’est pas annexé par l’Italie, redevient donc juridiquement : PRINCIPAUTÉ SOUVERAINE DE SEBORGA – ÉTAT DE DROIT ET EN DROIT ;
  • L’an 1947, le Traité de Paix de l’Italie (Traité de Paris) indique que les frontières de l’Italie sont ramenées à celles de 1938 sauf, quelques modifications qui ne concernent pas Seborga ;

À l’initiative des moines de Lérins, le 24 décembre, l’Hôtel de Monnaie fut créé à Seborga pour frapper sa propre monnaie (Le Luigino). L’adjudication en fut donnée à Bernard Bareste de Mougins par le Prince Abbé César Barcillon.

Le droit de battre monnaie (Jus cudendi) est une prérogative de la souveraineté.

Les anciennes pièces, frappées en or et argent s’échangeaient contre la valeur d’un quart de Louis français, et portent sur une face l’effigie de Saint Benoît avec l’inscription « DECUS ET ORNAMENTUM ECCLESIAE », sur le revers un écu surmonté par une couronne fleurie, une mitre abbatiale entre deux rameaux de palmier et, au-dessous, la date et l’inscription « MONASTERIUM LERINENSE PRINCEPS SEPULCRI CONGREGATIONIS CASSINENSIS ».

On peut noter dans cette inscription la dualité des communautés des moines de Lérins et de ceux de Seborga.

En effet, si les mots « Monasterium Lerinense » attribuent l’Écu au monastère de Lérins, le mot « Sepulcri » n’est employé que pour parler de l’Hôtel de Monnaie de Seborga.

Une autre monnaie frappée en 1668, différente dans sa gravure confirme l’importance de Seborga : si la face à l’effigie de Saint-Benoît ne change pas, le revers porte l’inscription « Sub Umbra Sedi » qui est la devise de Seborga. Les deux palmiers ne sont plus isolés mais forment un groupe unique avec la crosse et la mitre afin de symboliser la dignité du Prince jointe à celle d’abbé mitré.

Seuls quelques exemplaires existent encore de nos jours : un est conservé auprès des archives d’État de Turin, deux autres se trouvent à Vienne, d’autres font partie de la collection de l’ex-roi d’Italie, deux se trouvent à Marseille et un à Lyon.

Giorgio 1erDans les années 1950, des habitants de la commune de Seborga revendiquent la réactivation de l’indépendance par rapport à la République italienne, en vertu de son historique statut de principauté dont le territoire joui, ils considèrent comme illégal que ce soit l’Administration italienne qui occupe le territoire.

Une proclamation éphémère de Seborga en tant que principauté remonte à 1963 lorsque, Giorgio Carbone (fleuriste de profession), a été “élu” Prince Giorgio Ier de Seborga en tant que “prince folklorique” sous le statut d’association, faute de ne pas avoir créé une institution et une Administration proprement dite.

Un plébiscite auprès de la population du village approuve la proclamation non officielle dudit prince. Cette sécession se base sur le legs du village à l’abbaye de Lérins, en France, en l’an 954 par le comte de Vintimille.

Giorgio Carbone décède en 2009.

+ Topographie
  • La Principauté de Seborga, est un État situé au coeur de la Ligurie, frontalier de l’Italie;
  • La citadelle de Seborga, en est la capitale;
  • Seborga est située à une moyenne de 517 mètres d’altitude, s’étend sur une superficie de 14 Km2 et par conséquent sept fois plus vaste que Monaco (1,95 Km2) sa Principauté voisine;
  • La route qui mène à Seborga se situe sur la partie haute de la colline Santa Giusta et offre , de part et d’autre, la vue sur les vallées de Sasso et de Borghetto;
+ Les origines de l'histoire
  • En 954, le comte de Vintimille cède le fief de Seborga aux abbés de Lérins, qui en font une principauté ecclésiastique qui va durer pendant huit cents ans.
  • En janvier 1729, Victor-Amédée II de Sardaigne achète la principauté de Seborga à son propriétaire ecclésiastique, l’abbé Biancheri.
  • Giuseppe Antonio Biancheri porte le titre de prince du 16 novembre 1710 jusqu’à son décès le 4 novembre 1746, malgré le « protectorat » de la Maison de Savoie à partir de 1729. Seborga figure bien dans le « contado di Nizza » de la carte des États du roi de Sardaigne de 1779.
  • L’an 1079, Seborga est confirmée Principauté Impériale du Saint Empire Romain par le pape Grégoire VII et l’Empereur germanique Henri IV ;
  • L’an 1118, la consécration par l’Eglise Romaine d’un Ordre de Chevalerie universellement connue sous le nom de TEMPLIERS marque, le début de l’ère moderne de la Principauté ;
  • L’an 1523, Augustin (Agostino) Grimaldi fut établi simultanément Prince de Monaco, Prince de Seborga et Evêque de Grasse ;
  • L’an 1666, l’Hôtel des Monnaies fut créé à Seborga, à l’initiative des moines de Lérins, le 24 décembre, afin de frapper sa propre monnaie ;
  • L’an 1697, le 31 janvier, le Duc de Savoie Victor Amédée II et le Père Meyronnet de l’Abbaye de Lérins signèrent au Palais Ducal de Nice, le premier contrat de vente de Seborga ; après trente (30) années, le premier acheteur, la Maison de Savoie devient propriétaire de Seborga ;
  • L’an 1729, le 20 janvier, le Roi de Sardaigne Victor Amédée II tente l’acquisition de la Principauté par un acte rédigé au Palais de Justice de Paris devant le Conseiller du Roi Louis XV et le Notaire Royal ; acte non enregistré administrativement mais simplement classé dans les archives personnelles du Roi, et de ce fait, confère à Seborga la protection de la Maison de Savoie et non pas incluse dans ses biens ;
  • L’an 1749, le droit de Nullius Diocesis accordé jadis à la Principauté est confirmé par le Roi de Sardaigne Victor Amédée III et par le Cardinal Delle Lanze ;
+ Histoire contemporaine
  • L’an 1861 et 1946, la Principauté de Seborga passe sous la protection des Rois d’Italie en conservant toujours son statut de Nullius Diocesis, car aucune référence n’est faite à Seborga dans l’acte d’unification ;
  • L’an 1939, Mussolini écrit que : « La Principauté de Seborga n’appartient pas à l’Italie » ;
  • La République Italienne n’est née qu’en l’an 1946, par référendum du 2 juin, et que les alliés Franco-Anglo-Américains n’ont pas attribué le territoire de Seborga à l’Assemblée Constituante qui a créé la République Italienne ;
  • L’an 1946, Seborga sur laquelle s’éteint le protectorat de la Maison de Savoie n’est pas annexé par l’Italie, redevient donc juridiquement : PRINCIPAUTÉ SOUVERAINE DE SEBORGA – ÉTAT DE DROIT ET EN DROIT ;
  • L’an 1947, le Traité de Paix de l’Italie (Traité de Paris) indique que les frontières de l’Italie sont ramenées à celles de 1938 sauf, quelques modifications qui ne concernent pas Seborga ;
+ Hôtel de Monnaie

À l’initiative des moines de Lérins, le 24 décembre, l’Hôtel de Monnaie fut créé à Seborga pour frapper sa propre monnaie (Le Luigino). L’adjudication en fut donnée à Bernard Bareste de Mougins par le Prince Abbé César Barcillon.

Le droit de battre monnaie (Jus cudendi) est une prérogative de la souveraineté.

Les anciennes pièces, frappées en or et argent s’échangeaient contre la valeur d’un quart de Louis français, et portent sur une face l’effigie de Saint Benoît avec l’inscription « DECUS ET ORNAMENTUM ECCLESIAE », sur le revers un écu surmonté par une couronne fleurie, une mitre abbatiale entre deux rameaux de palmier et, au-dessous, la date et l’inscription « MONASTERIUM LERINENSE PRINCEPS SEPULCRI CONGREGATIONIS CASSINENSIS ».

On peut noter dans cette inscription la dualité des communautés des moines de Lérins et de ceux de Seborga.

En effet, si les mots « Monasterium Lerinense » attribuent l’Écu au monastère de Lérins, le mot « Sepulcri » n’est employé que pour parler de l’Hôtel de Monnaie de Seborga.

Une autre monnaie frappée en 1668, différente dans sa gravure confirme l’importance de Seborga : si la face à l’effigie de Saint-Benoît ne change pas, le revers porte l’inscription « Sub Umbra Sedi » qui est la devise de Seborga. Les deux palmiers ne sont plus isolés mais forment un groupe unique avec la crosse et la mitre afin de symboliser la dignité du Prince jointe à celle d’abbé mitré.

Seuls quelques exemplaires existent encore de nos jours : un est conservé auprès des archives d’État de Turin, deux autres se trouvent à Vienne, d’autres font partie de la collection de l’ex-roi d’Italie, deux se trouvent à Marseille et un à Lyon.

+ Hommage à Giorgio 1er

Giorgio 1erDans les années 1950, des habitants de la commune de Seborga revendiquent la réactivation de l’indépendance par rapport à la République italienne, en vertu de son historique statut de principauté dont le territoire joui, ils considèrent comme illégal que ce soit l’Administration italienne qui occupe le territoire.

Une proclamation éphémère de Seborga en tant que principauté remonte à 1963 lorsque, Giorgio Carbone (fleuriste de profession), a été “élu” Prince Giorgio Ier de Seborga en tant que “prince folklorique” sous le statut d’association, faute de ne pas avoir créé une institution et une Administration proprement dite.

Un plébiscite auprès de la population du village approuve la proclamation non officielle dudit prince. Cette sécession se base sur le legs du village à l’abbaye de Lérins, en France, en l’an 954 par le comte de Vintimille.

Giorgio Carbone décède en 2009.